Écopark construit sur Esvres-sur-Indre
Après Bordeaux et Orléans, c’est en Touraine que s’implante le concept de locaux autonomes en énergie et aménagés pour des petites et moyennes entreprises.
Après Bordeaux et Orléans, Écopark s’implante en Indre-et-Loire. À Esvres-sur- Indre. Écopark, c’est un concept incarné par un homme, Laurent Challet, 44 ans, un entrepreneur dans l’âme. « Je suis entrepreneur depuis mes 25 ans », confirme-t-il.
Après la finance, l’import-export qui l’a mené à Hong Kong à l’âge de 28 ans, il s’est passionné pour les énergies renouvelables et le photovoltaïque en particulier. « Cela a été comme un déclic. J’ai toujours été : captivé par les sciences et notamment l’électricité. » Il crée donc, en 2009, une société spécialisée dans le photovoltaïque qui essaimera ensuite, depuis Bordeaux, sa ville d’adoption, à Paris et Lille.
« Pour installer ma société, j’ai d’abord loué un local d’activités dans la périphérie de Bordeaux. J’ai eu du mal à trouver des bureaux adaptés. J’ai, dès que j’ai pu, construit mon propre bâtiment. Mais soit on ne trouve pas de foncier, soit ce sont de très grandes superficies. Alors j’ai fait le choix de construire pour quatre entre- prises. » C’était en 2013. « Évidemment, j’ai mis du photovoltaïque partout. Et j’ai aménagé des locaux autonomes en énergie. » Le premier Écopark était né ! Laurent Challet n’allait pas s’arrêter là. Il revend sa première société et se consacre à sa nouvelle idée : construire et aménager des locaux et des bureaux pour des artisans et de petites entreprises. Il connaît les besoins, les ayant vécus personnellement, et applique sa démarche environnementale avec des bornes de recharge pour les véhicules, des panneaux solaires et une autonomie énergétique. « Je sais ce dont a besoin un patron de TPE-PME. Les locaux sont livrés pour la location et le sont clés en main, aménagés. L’électricité produite en excès sera livrée aux voisins. »
Un deuxième, puis un troisième Écopark sont implantés dans la périphérie bordelaise avec cinq entreprises locataires chacun. Deux autres suivront, dont un avec dix-huit cellules sur un terrain d’un hectare aménagé et pensé pour des TPE, artisans et PME. Son créneau. « J’ai alors été confronté à une taille critique : mes banques ne me suivaient plus sur de tels développements, raconte Laurent Challet. J’ai pris des parte- naires et créé le fonds d’investissement Elema capital. »
Des bâtiments autonomes en énergie électrique
et livrés clés en main
L’année dernière, Écopark s’est installé près d’Orléans (Loiret), à Marigny-les-Usages, sur un site de 2,4 ha, parc technologique Orléans-Charbonnière. Toujours selon le même principe : des bureaux et entrepôts pour les petites et moyennes entreprises qui deviendront locataires des vingt-huit cellules sur 6.400 m2. Autonomie électrique évidemment, bornes de recharge pour les véhicules, cinq places de stationnement pour chaque société : la recette qui a fait ses preuves est appliquée.
C’est désormais près de Tours qu’Écopark poursuit son développement, sur la zone Even’Parc d’Esvres- sur-Indre. « L’Écopark est construit au nœud routier entre l’A85 et l’A10. Il y aura dix-huit cellules de 150 m2, 225 m2, 290 m2 et 350 m2 (jumelables jusqu’à 640 m2) en deux bâtiments d’une surface totale de 4.135 m2 (950 m2 de bureaux et 3.185 m2 d’activités). » Communication, bâtiment, e-commerce, cosmétiques, négoce, vélo électrique, cuisinistes, logistique dernier kilomètre : tous types d’entreprises peuvent s’y implanter. Tours sera le septième Écopark. Mais Laurent Challet a déjà neuf autres implantations en cours, plutôt dans des petites et moyennes métropoles, comme Mul- house ou Calais, Amiens, mais aussi Lyon et Toulouse. « L’expansion sera stoppée à terme par le manque de foncier », estime l’entrepreneur, qui a déjà anticipé cette problématique. « J’ai dans l’idée de réhabiliter des locaux abandonnés, délaissés, des friches indus- trielles. »
Inventer ses propres concepts et les développer, tel est le leitmotiv de Laurent Challet, qui insiste sur le fait « que les loyers ne sont pas plus chers que les autres. Moins chers même, en considérant qu’il n’y a pas de coût pour l’énergie ». Pour celui d’Esvres et les prochains, le créateur prévoit des emplacements pour un food- truck (pour les salariés), des espaces de détente, des lieux de rencontres pour les employés...